Festival du Jeu Vidéo. Quand jouer se conjugue au passé
3 octobre 2009 par Ivan Valerio
Rubrique : culture -
Au milieu des jeux vidéo futuristes sur des écrans plats dernier cri, des curieux se massent dans un espace hors du temps. Manettes carrées, petits écrans cathodiques, jeux pixélisés et consoles encombrantes attirent la foule sur un stand de 150m2 qui n’a rien d’anecdotique au festival du jeu vidéo. Le « retrogaming » s’affiche sans complexes aux côtés des nouveautés.
Jouer à des jeux anciens sur des consoles datées peut paraître décalé, dans un domaine où les prouesses technologiques fondent une bonne partie de la valeur d’un produit. Pourtant, la nostalgie captive les amateurs et les curieux. L’association MO5, qui rassemble des passionnés de ces technologies passées, essaie d’encadrer le voyage dans le temps. Elle se dédie à la « préservation et à la diffusion du patrimoine numérique » selon Guillaume Verdin, un de ses membres présents sur le stand.
« On s’organise pour créer un Institut national des cultures numériques et vidéoludiques » affirme-t-il. L’objectif est clair : mettre en place un musée du jeu vidéo. Il y a un « projet scientifique et culturel » derrière cela, selon l’association, qui travaille déjà avec la Bibliothèque Nationale sur son département multimédia. « Notre activité principale, pour le moment, c’est la constitution d’une collection et la mise en place d’expositions autour du retrogaming » défend Guillaume Verdin.
« Des pièces d’histoire« – A la Porte de Versailles, l’association a installé sur son stand un musée temporaire avec une partie de sa collection. Les nostalgiques peuvent y voir l’Odyssey, première console de jeux vidéo, commercialisée en 1972, trois ans avant le célèbre Pong, d’Atari. Florian, 35 ans, visiteur curieux et passionné s’enthousiasme devant cette « pièce d’histoire« . « Ça tournait sans processeur, les personnages étaient des carrés, mais c’était déjà formidable » dit-il.
Pong, monument de la culture numérique, est à quelques mètres, sur une petite table, branché à un moniteur vieillot. Le vieux boîtier d’Atari a encore du succès. Le public fait la queue pour y jouer et se photographie en pleine action. Pour Guillaume Verdin, c’était « important que les gens puissent véritablement jouer, et pas uniquement voir ces objets« . Il explique le succès de cette tendance par la nostalgie des anciens joueurs et par la curiosité des plus jeunes. Le public est varié, des trentenaires, ravis de retrouver les jeux de leur enfance, aux adolescents excités par cette découverte.
Metal Slug, Rayman, Bomberman, Super Mario Bros ou Street Fighter, nombreux sont les titres référencés sur le stand, sur concole comme sur borne d’arcade. Les éditeurs actuels, eux, ont vite compris qu’il y avait un marché. On trouve ainsi depuis des années des compilations de « classiques », par exemple sur Nintendo DS. Selon les versions, ces rééditions coûteront entre 10 et 20 euros au fan nostalgique.
A lire ailleurs:
MO5.com, le site de l’association
Crédit photo CC : MontageMan





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Twitted by lezoom, sam 3 oct 2009 16:34
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